Ah le pantalon Safran de Deer and doe, que je l’aime, même si je me rends compte qu’il n’avait encore jamais été mis à l’honneur sur mon blog. Je vais tâcher d’y remédier.

Dès sa sortie, je l’avais déjà beaucoup aimé, mais quelle désillusion lorsque j’avais vu que le patron s’arrêtait au 46. Bon en même temps, ce n’était pas nouveau, c’est le standard de la marque. Mais butée comme je suis, j’ai quand même voulu tenter l’expérience. Parce que oui, là où le stretch en rebuterait plus d’une de mon gabarit, ben moi ça ne me fait pas peur, bien au contraire je le trouve flatteur. Passées les premières minutes de compression, le tissu s’accorde à mes formes et je me sens à l’aise.

Une fois reçu le patron, je me suis donc lancée dans un travail d’extrapolation et de gradation des pièces vers un 48 sur les pièces hautes, qui revient vers le 46 au niveau des cuisses. Advienne que pourra !

C’est sur instagram que je postais mon tout premier safran. Pour la petite histoire, j’avais alors réalisé la ceinture en me trompant sur un effet miroir d’une pièce, puis en entoilant le tout sans respecter les consignes quant à l’emploi d’un entoilage stretch. Bah, un entoilage c’est un entoilage non ? Que nenni ! J’avais bien trop rigidifié la ceinture que je n’arrivais pas à fermer. Et m’étant trompée sur l’effet miroir, j’ai donc tout recommencer, en gardant le même entoilage rigide (je n’avais que ça sous la main) mais en ne l’appliquant que sur les deux pièces de devant et pas sur le dos pour tricher et regagner de l’élasticité.

 

Forte de ce succès, trop heureuse de figurer dans la sélection des réalisations sur le blog Deer and doe, et ma garde-robe manquant cruellement de pantalons, j’ai donc voulu récidiver, en prenant soin cette fois de me fournir en entoilage stretch. Et hop, un nouveau Safran, qui pète cette fois. Et dont j’ai pris soin de ne pas coudre l’ourlet final avant quelques lavages pour éviter qu’il ne rétrécisse au lavage comme le premier qui est aujourd’hui à mi-chevilles.

 

Alors devant la liste imposée dans le cadre du défi « Je couds ma garde-robe capsule 2017 » proposé en décembre pas Clothilde, à la catégorie pantalon (oui je redoute certaines catégories que je repousse), j’ai tout naturellement ressorti mon pantalon fétiche du moment (même si mon cœur balance aussi parfois avec le « Ginger Skinny Jeans » de « Closet Case »)

Pour cette version, je cherchais une couleur bien précise. En effet, cela fait plusieurs fois que j’avais repéré une collègue au boulot dans un jean couleur moutarde/safran qui m’avait bien bien bien tapé dans l’œil (le pantalon hein pas la collègue ;) et je cherchais donc un tissu stretch dans ces tons bien toniques. J’ai écumé pas mal de sites internet à la recherche de la perle rare, toujours avec un doute quant à l’élasticité du tissu et sa compatibilité avec les préconisations de 20%.  J’ai finalement tenté le coup avec cette gabardine lycra satinée chez ma petite mercerie, proposée dans de très nombreuses couleurs dont Citrouille.

Pas de difficulté particulière, je commence à être rodée… Et voilà ! Une case de plus cochée pour ce défi :-) Rendez-vous le mois prochain…

safransafran

 un haut (chaine et trame)
un haut (jersey)
 une robe
 un pantalon
 un short
 une jupe
 une chemise
 une combinaison
 un manteau
 une veste
 un vêtement de nuit
 un maillot de bain

Oh ! Pour commencer la rédaction de ce billet, j’ai voulu retrouver à quand remontait la réalisation de ma première kallounette, et v’là la claque : juillet 2011 ! Autant dire que c’était dans une autre vie.

Et pourtant je me souviens que l’idée m’avait titillée d’en faire quelques unes sous licences, idée qui n’avait jamais abouti comme bon nombre de choses sur ma to-do-list. Et en remontant le fil de ma boite mail, j’estime que cette période devait correspondre à l’époque où j’avais déniché chez MayMay le tuto capable de finir d’embellir toute kallounette digne de ce nom : à savoir rendre invisible cette couture qui courrait au paravent sur tout le pourtours.

Samedi dernier, alors que je cherchais en vain la nouvelle maison de ma sœur pour son déménagement, j’ai dégainer mon portable pour lui envoyer un SMS, et ce n’est que là que j’ai découvert un autre SMS qui végétait depuis déjà trois heures environ : c’était mon frère qui nous annonçait la naissance dans la nuit de leur petit troisième (le bon plan pour zapper le déménagement, tsssss)

Comme d’hab, je n’avais rien préparé, malgré les alertes de ma belle-sœur qui sentait bien que ce petit montrerait le bout de son nez avant la fin du mois. Je me disais que j’avais toujours le temps. Du coup, après le déménagement, je suis rentrée à la maison, où il m’a fallu composer avec ce que j’avais. J’ai eu quelques sueurs froides en plongeant dans mon stock pour trouver un tissu sympa, coloré, qui ne fasse pas petite fille et dans un métrage suffisant. Mais ouf, j’ai retrouvé ce tissu comics que j’avais à peine entamé pour égayer une diabolo menthe il y a bientôt un an.

Et voilà comment en un samedi soir et un dimanche matin, j’ai pu réaliser dans l’urgence une kallounette pour mon 6ème neveu, non sans quelques prises de têtes quand même avec les manchons qui m’ont fait bien douter. Et en guise d’écusson un A surmonté d’une couronne le tout en flex bleu assorti au tissu comics, comme un clin d’œil au roi Arthur.

kallounette

Grande première pour moi, en 2017, j’ai décidé de moutonner et de me lancer (comme presque nous toutes) dans le projet « Je couds ma garde-robe capsule 2017 » proposé en décembre pas Clothilde. Pourquoi ? Et bien parce que je trouvais l’initiative sympa, et surtout dans mes cordes. Et la diversité des pièces que l’on doit produire est de bonne augure pour compléter et renouveler ma garde-robe, toujours trop minimaliste à mon goût (même si je vous l’accorde ceci est totalement contradictoire avec la notion de capsule).

Alors bon, réussir à planifier 12 patrons sur 12 mois, là c’est pas trop dans ma façon de procéder, je marche plus au coup de cœur, à l’envie du moment, voire à l’urgence de l’instant. Mais là encore Clothilde a pensé à tout, et dans l’optique d’un projet sans contrainte, elle nous laisse la possibilité de choisir nos pièces au fil de l’eau, et c’est bien agréable.

J’avais donc pour ce mois de janvier un projet sous l’coude mais que je n’ai pas encore achevé, et ses dernières semaines une urgence a pointé le bout de son nez. Autant j’assume très bien mes rondeurs lorsque je me regarde en face du miroir, autant tout fout le camp, dès que je me mets de profil. Le port du petit gilet par dessus une pièce plus près du corps devient hautement recommandé. Et en la matière, je jongle avec quelques vêtements du commerce qui tous ne me mettent pas en joie, et encore moins lorsqu’il y a quelques jours je m’entends rien par la miss, « c’est quoi ça ? » « Ah merde, j’ai mis de la javel sur mon gilet » Pffff… Aller, voilà mon choix qui se restreint, ce qui a donné lieu à quelques sueurs froides certains matins au moment de choisir comment m’habiller. Urgence de l’instant, je vous le disais.

C’est là que j’ai pensé au gilet Cannelle de Christelle Beneytout. Un patron simple, que je pourrais aisément associer aussi bien avec une jupe, une robe ou un pantalon, bref le cache bourrelet idéal. Et aussi curieux que cela puisse être, je n’avais pas encore ce patron dans ma patronthèque. La version teen oui (que je n’ai pas encore pris le temps de réaliser), mais la version femme non.

 un haut (chaine et trame)
un haut (jersey)
 une robe
 un pantalon
 un short
 une jupe
 une chemise
 une combinaison
 un manteau
 une veste
 un vêtement de nuit
 un maillot de bain

 

Les 4 pièces du pdf ont vite été imprimées, scotchées et découpées. Une plongée dans mon stock de jersey pour y dénicher un tissu avec un peu de tenue, comme préconisé pour le modèle A, et noir tant qu’à jouer la carte passe-partout. Et le projet était sur les rails. Bon finalement, avant même d’être arrivée aux ultimes finitions, et avoir cogité à l’idée de remettre en service ma recouvreuse (depuis tout ce temps), j’ai trouvé le gilet trop raide, pas assez fluide pour retomber après la poitrine. Replongée dans mon stock pour cette fois y dénicher un jersey plus fluide, couleur rouge profond légèrement bordeaux, et c’était reparti. Et là oui, j’ai ressorti ma recouvreuse, j’avais envie de ne pas casser cette belle fluidité par des ourlets doubles. La recouvreuse, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.

Quand à mon autre gilet, il fera un parfait vêtement cocooning d’intérieur.

Cannelle

Après « un article bien culotté », voici donc l’article bien troussé. Des idées à me suggérer pour le prochain ?

Une trousse me direz vous quoi de plus simple ? C’est souvent le genre de petite pièce par laquelle on débute la couture. Et pourtant allez savoir pourquoi, mes tentatives se sont soldées par des échecs. L’été dernier, alors que je m’étais lancée dans un patron maison pour réaliser les deux cartables de CP, ainsi que les deux sacs à cordons, l’idée avait tout naturellement été d’utiliser les chutes de tissus pour réaliser des trousses assorties et compléter ainsi la panoplie. Et bien rien à faire, mes trousses ne ressemblaient à rien. Bon, faut avouer que je suis maniaque.

Alors quand j’ai découvert chez Creabull son article « Zip-Zip, trousse et sacs, nouveaux patrons » et les jolies trousses à double zip, je n’ai pas résisté à une petite balade chez Sacôtin où j’ai pu découvrir sa nouvelle collection Zip-Zip. Une trousse, une besace et un sac !! Et j’ai craqué.

J’ai donc utilisé les chutes de mon dernier projet (secret ;-) pour tester cette trousse. Le patron est bien pensé, juste ce qu’il m’avait manqué l’été dernier et que je n’avais pas trouvé dans les divers tutos dont je m’étais inspiré. Les finitions sont top ! Et avouer que cette trousse double elle en jette.

J’ai réalisé le modèle B en grand format. Il existe les variantes A et C elles aussi proposées en deux formats. La trousse est imposante, je compte tester le plus petit prochainement. J’en profiterai alors pour ne pas faire l’impasse sur l’entoilage. Je pensais mon tissu assez rigide, mais finalement un entoilage n’aurait pas été du luxe. Et la besace ne devrait pas tarder sous mon pied de biche aussi…

trousse

Bon ben comme d’hab hein, on dirait bien qu’une faille spatio-temporelle a eu lieu sur ce blog depuis le dernier billet… Je pourrais la faire longue, j’avais d’ailleurs préparé un article sur le sujet, où je relatais les hauts et les bas de ces derniers mois, article qui est resté à l’état d’ébauche. Alors faisons juste simple et efficace, non ?

Parmi les hauts et les bas, il y a eu une prise de conscience orchestrée par ma coach (une amie qui m’a initiée à la méthode de Mari Kondo) et un grand rangement de mon bureau qui était resté en l’état depuis mon aménagement il y a un an. Ce fut aussi l’occasion de poster en Alsace un carton de livres et tissus à une amie qui se lançait dans la couture et avait fait un appel à chutes de tissus (bon là pour le coup c’était plus que des chutes, ça lui a fait plaisir et moi ça m’a désencombrée et mise en joie)

Y revoyant un peu plus clair (bon ya encore du boulot), je suis retombée sur une chute de jersey zèbre celui-là même de mon dernier article. Il m’est alors venu l’idée lumineuse odieusement pompée sur instagram d’en faire une culotte trop rigolote pour ma canaille. Bref, le projet zéro prise de tête, simple et efficace comme je disais plus haut. Une rapide recherche pour voir si un de mes Ottobre proposait un modèle de culotte et bingo le 6/2013 avec ses culottes bien couvrantes.

Bon par contre la cousette a subit quelques retards car je n’avais pas d’élastique à lingerie dans mon stock. J’en discutais justement avec une collègue. J’en discutais peut-être un peu trop ouvertement de « ma » culotte zèbre jusqu’à ce que je remarque que ça faisait friser l’œil de certains et que je finisse par comprendre la méprise.

Un petit tour chez Ecolaines plus tard, j’ai pu finir mon encours, avec une sorte de biais élastique décoré lingerie du plus bel effet. Et voilà le travail.

culotte_zebre

Pas de photos portées hein, vous comprendrez, mais j’adore le rendu final sur ce p’tit cul de 6 ans, et Lorène aussi. Faites moi penser à garder précieusement cet Ottobre 2013/6 encore de nombreuses années. La forme couvrante mémérisante à souhait de cette culotte pourra être une arme de chantage ultime d’ici quelques années. « Attention, sinon je te couds toute ta lingerie !!! »

Je tiens par avance à m’excuser pour ce titre un peu tirer par les cheveux, qui peut-être ne veut absolument rien dire, mais c’est en tout cas ce que google me propose comme traduction polonaise pour « la rentrée se prépare ». Non, je n’ai pas décidé de me mettre au polonais, du moins pas à la langue.

Il y a quelques semaines de cela, Facebook me suggérait de rejoindre un nouveau groupe, celui des « Addicts aux tissus Polonais ». Tiens donc… il existe des addicts aux tissus polonais ??? Il existe des tissus polonais ??? Ma curiosité était piquée au vif, un univers inconnu était à portée de clic.

Et en guise de bannière, le groupe arbore la photo d’un tissu qui m’a tout de suite fait craqué. Des zèbres camouflés dans des rayures types marinière. Il me le fallait ! Il plairait j’en étais certaine à Lorène, et puis disons-le, avec cette rentrée au CP, il est des motifs qui bientôt ne devraient plus trouver grâce à ses yeux, alors j’ai profite tant qu’il est encore temps. Même si j’ai cru comprendre qu’elle assume pleinement ses choix parfois un brin décalés devant ses petits camarades. Le dernier jour d’école, elle a voulu encore une fois porter son déguisement de spidergirl, « les autres vont encore me demander pourquoi je suis déguisée alors que c’est pas carnaval », « ah bon ils t’ont déjà dit ça ? Et tu leur dis quoi ? » « Bah rien » (sur un air de ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent, j’m’en fous ^^)

Après une courte enquête pour trouver le site qui vendait ce tissu, j’ai nommé Dresowka, dans mon immense faiblesse, j’ai donc passé commande, en complétant avec un autre motif à papillons. Heureusement pour mon compte en banque, je n’ai craqué que sur ces deux tissus. Pas très au fait de la nomenclature du site, j’y suis allée un peu au pif en fonction de ce qui était en stock, et c’est donc du « PE240 – LOOPED WITH ELASTAN 240G/M2 » que j’ai commandé, qui s’est avéré être en fait du sweat bouclette.

Plutôt une bonne surprise à réception, les couleurs sont profondes (à voir au fil des lavages), et ce sweat se travaille très bien. Sweat oblige, ma première idée a été de compulser mes Ottobre à la recherche d’un modèle que je voulais simple pour ce tissu qui se suffit déjà à lui même. Et c’est le modèle Owl Princess 2014/1 que j’ai choisi. Pour les papillons, comme c’était pour Romane, j’ai plus naturellement orienté mes recherches vers Her Little World, et la tunique Ebouriffée du HER Little Dressing qui était déjà décalquée et approuvée dans une précédente version jamais blogguée.

Voici donc, deux petites cousettes, rapides et sans prétentions, qui viennent étoffer le dressing de rentrée des miss, qu’il me tarde de retrouver pour leur montrer

Cette rentrée 2016 sera ici un sacré cap et plutôt deux fois qu’une. En attendant qu’une orientation satisfaisante et adéquate soit trouvée pour Romane, cette année encore, elle poursuit son petit bonhomme de chemin en CP, rattrapée depuis l’année dernière déjà par sa sœur. Finie la maternelle, sniff… Première claque dans ma face de jeune maman, en attendant les prochaines qui arriveront un jour dans longtemps, trèèès longtemps

Et qui dit entrée en CP, dit forcément cartable. Et lorsque comme moi on s’est mis dans la tête de coudre un cartable de CP, se pose alors inévitablement la question de sa robustesse. J’en ai vu passé des cartables sur mes fils facebook et autre instagram, j’en ai moi-même quelques uns à mon actif, comme celui-ci en 2012, celui-là en 2013 (où je me rends compte que Lorène n’exprimait pas encore aussi clairement ses influences et autres doléances très peu fifilles). L’année dernière j’avais opté pour deux versions à bandoulière, moins connotées « cartable » à proprement dit, une version fille avec une de mes poupées fétiches,  et une version loup à la demande de miss Lorène dont, disons-le franchement, le caractère s’est bien trempé depuis 2013 !

Mais à chaque fois, ce petit je ne sais quoi… qui fait que ces cartables font clairement maternelle à mes yeux… J’avais envie d’autre chose. Le Grall était selon moi les cartables Tann’s dont la réputation est excellente (je n’écris pas « n’est plus à faire » car je ne les ai jamais testés, ni même vus en vrai)

Au début de l’été, j’ai donc interrogé notre ami, j’ai nommé google, « couture » « cartable » « primaire », etc… Ces recherches m’ont donc amenée à deux choses :

1 – Le blog de Caudissou qui à travers divers articles et tutos nous présente le cartable de CP qu’elle a réalisé pour sa fille. J’ai immédiatement accroché aux visuels de son cartable, peut-être en grande partie à cause du dos qui se rapproche énormément des modèles Tann’s. En allant un peu plus loin dans la lecture de son blog, j’ai été séduite par ses recherches dont elle nous présentait le résultat, en particulier sur les matières (mesh 3D, mousse, etc…), et par son retour d’expérience plutôt engageant quant à sa robustesse.

2 – Le site de la marque Edissac, et son modèle de cartable Cameleon qui m’a fait littéralement baver d’envie, détrônant ainsi dans mon cœur les cartables Tann’s ! Ce mix de cuir et de toile est à tomber ! Cette fois c’était certain, ce cartable allait être mon inspiration ! En remplaçant le rond de cuir central par une custo pour chacune de mes filles.

Edisac     Edisac

Et je suis donc partie bille en tête dans la création du patron idéal. J’ai travaillé sous inkscape, en m’inspirant du travail de Caudissou et en gardant juste son patron pour les bretelles. Et j’ai commencé à réfléchir aux motifs. Pour Lorène c’était déjà tout vu : elle voulait une tortue ninja ! Pour Romane, je me suis donnée carte blanche. Et j’ai vectorisé et retravaillé une image de Gorjuss.

13701113_10209946906458265_1492344011024575774_o (1)

J’ai passé commande de 50cm de mesh 3D aux tissus du chien vert (12,94 € fdpc), de 2 x 1m de tissu polyester oxford déperlant à la Boutique du Tapissier sur Ebay (24,90€ fdpc) et du simili cuir au Quartier des Tissus (28,15 € fdpc). Soit 33€ de fourniture par cartable (sachant que du coup les frais de port sont partagés dans mon cas avec deux cartables). Mouais enfin pour être honnête, tous ces calculs je les fais là maintenant en rédigeant cet article. Si j’ajoute quelques petits extras, comme les biais, les zips, les fermoires et autres bandes de sergé achetés chez Mondial Tissus, le flex acheté chez Happyflex, le tapis de fitness chez Décathlon ou encore quelques fournitures de mon stock comme le jellytex et l’entoilage, on ne peut pas vraiment dire que j’ai fait ici l’affaire du siècle. Mais c’est exclure le plaisir indéniable (et parfois la galère il faut bien l’avouer) que procure le fait de réaliser un cartable homemade. Bon et puis s’il n’y avait pas eu quelques ratés en route (que je m’en vais vous narrer plus bas) j’aurais pu aussi faire les trousses avec ces mêmes fournitures.

A partir de mon plan inkscape, j’ai créé un pdf que j’ai pu ensuite imprimer et scotcher pour reconstituer une planche patron. Vous ai-je déjà dit à quel point j’aime mon îlot central et son plan de travail ?

Bon, et maintenant, mes déboires, j’y arrive…

Vous les voyez là ces jolies poches et ce système de fermeture contrastant en cuir ? Ceux-là même qui donnent une touche si sympa et incomparable aux cartables caméléon ? Et bien ça a été une vraie plaie à réaliser ! Et avec le perfectionnisme qui me caractérise (parfois), je les voulais doublées qui plus est !

Cartable 3 Compartiments Cameleon Rose vintage VINCA41 vue secondaire 1

Alors gérer ces arrondis, les épaisseurs, avec un montage sans possibilités de coudre sur l’envers puis de retourner son travail sur l’endroit aura finalement eu raison de mes (trop hautes) exigences. Après m’être arraché les cheveux, après plusieurs tentatives/expérimentations/échecs (j’ai même tenté avec de la colle), et craignant de ne plus avoir assez de matière, j’ai dû me résigner à faire plus simple : une plus grande poche à soufflet, sans zip, plus facile à travailler (plus de place pour le pied de biche) et surtout avec une seule poche on ne court pas le risque d’un résultat asymétrique entre la droite et la gauche.

Au final donc, je me suis quant même beaucoup éloignée du style caméléon. Mais je suis quand même satisfaite. Ce doit être la cousette dont je suis la plus fière à ce jour. Et les filles sont ravies ! Sans parler des réactions très positives que j’ai reçues sur les réseaux sociaux, et des « nan c’est pas toi qui les a fait ?! » de la part des quelques personnes qui ont vu les cartables en vrai ^^

 

Bon, j’avais pris une bonne résolution 2016, celle de ne plus acheter de tissus et d’écouler mon stock, mais comme toute bonne résolution de janvier, celle-ci est passée à la trappe. Pour me donner bonne conscience, j’ai quand même essayé d’appliquer une nouvelle règle d’or, celle de finir un coupon entamer, autant que faire ce peut. Et lorsque le dit coupon vient de chez Saint-Pierre, il y a de fortes chances pour que celui-ci soit en 3 mètres ! Ca a ses avantages et ses inconvénients. L’avantage, c’est celui de ne jamais douter que son projet entrera bien dans les clous, même en taille 50, et c’est bien pour cette raison initiale que j’ai porté mon dévolu sur ce satin de coton vert pour ma « 1001 perles » version plissé soleil, que je vais enfin pouvoir blogguer incessamment sous peu, car j’ai reçu ce midi mon nouveau miroir pour remplacer celui que j’ai cassé.

Donc après cette « 1001 perles » il y a eu la « Souriante » un patron à l’intitulé qui va comme un gant à ma douce Romane. Il me restait encore beaucoup de matière, et c’est là sinon l’inconvénient du moins le pendant de ses coupons de 3 mètres. Dans la foulée, j’ai pensé alors à un short « Prudent » toujours dans ma nouvelle pochette « Her little dressing 2 ». Bon, là par contre, on ne peut pas dire que l’intitulé de ce patron colle vraiment au tempérament de ma folle. J’en veux pour preuve cette fin de week-end prolongé qu’il a fallu bousculer vers 17h30-18h pour rejoindre illico presto les urgences pour deux points de sutures au menton (après ceux au front il y a bientôt 1 an). Il faut dire que la miss arborait fièrement ce lundi son déguisement de Spidergirl, réalisé il y a plus d’un an maintenant, qui lui va toujours même s’il commence à donner quelques signes de fatigue pour l’avoir souvent reporté, même à l’école. Mais ce déguisement ne confère pas le super-pouvoir d’éviter les glissades sur le carrelage… En tout cas, elle a fait sensation auprès d’une infirmière et du médecin.

Bref, un short « Prudent » donc, qui ne m’aura toujours pas permis de venir à bout de ce satiné satan satané satin.

Il y a un an, je réalisais une « songeuse » renommée pour l’occasion la « songeuse recto-verso » puisque j’avais commis l’impair d’inverser le devant et le dos. Et il faut croire que la malédiction des patrons « Her little world » me poursuit puisque c’est une « souriante recto verso » que je vous présente aujourd’hui. « Souriante » est un patron de tunique, présent dans le tout nouveau tout beau pack proposé par Nadège, « Her little dressing 2 ».

Allez comprendre, j’ai commandé ce pack avant tout pour le gilet « Pittoresque », entre le moment où j’ai commandé et le jour où je l’ai reçu, c’est la robe « Scintillante » qui m’a fait de l’œil, surtout après avoir vu la magnifique interprétation par Autour de Déa, et finalement, c’est sur la « souriante » que je me suis jetée en premier.

Je voulais quelque chose de frais pour cette tunique, j’ai donc pensé au satin de coton vert turquoise des Coupons de Saint Pierre, dont il me restait encore beaucoup même après ma « 1001 perles » plissé soleil, que je vais blogger prochainement. Et pour le côté coloré, j’ai pensé aux Butterflies, ce coupon de crêpe signé Cassiopee, alias Helene Michau, une créatrice toulousaine que j’ai découverte chez Spoonflower et dont j’apprécie la fraîcheur de ses collections.

Butterflies - Assorted fabric

Rien de spécial à déclarer quand au patron qui s’assemble sans difficultés, oui, enfin presque, puisque tout au long du montage du corsage, après avoir posé la bride pour le futur boutonnage, j’étais persuadée que le ce bouton était au dos, et j’ai continué ainsi jusqu’au repassage final, où en découvrant ce que je pensais être le devant, j’ai tout à coup eu un doute quant à la décence du modèle.

1

Avant de réaliser mon erreur. Bon, ça reste portable, à cet âge là, une inversion devant/dos est moins préjudiciable. Il n’y aura que moi à le savoir.

2

Edit du 10 mai, avec une photo portée

souriante

Cette fois encore, j’ai eu la chance d’être retenue par Ivanne dans son panel de testeuses patron. Motus et bouche cousue donc jusqu’à hier soir, où en rentrant d’un après-midi enfin ensoleillé, je découvrais que la vague 1001 perles était prête à déferler dans tous nos dressings, oui enfin étape préalable : sous tous nos pieds de biche. Et le hasard faisait plutôt bien les choses, il se trouve que ce même dimanche matin, je m’étais justement glissé dans ma 1001 perles de test.

Si j’écris « glissé » c’est bien parce que c’est le mot qui convient pour cette jupe qui s’enfile sans prise de tête aucune. C’est comme cela qu’Ivanne nous avait présenté le sujet : 1001 perles est l’adaptation adulte de la mini-perle, qui elle-même était l’adaptation enfant de la perle de nacre. Tout le monde suit ? La perle de nacre (patron que je ne connaissais que de nom) avait donc gagné en confort et praticité pour seoir aux petites filles, et la 1001 perles n’a donc rien perdue de ce confort et de cette praticité pour réintégrer le dressing des grandes, voir des très grandes, et c’est bien là tout son atout, en tout cas en ce qui nous concerne moi et ma morphologie.

Lors de la première phase de ce test, j’avais opté pour la version D, la version tulipe, en souvenir de feu une jupe du commerce que j’adorais pourtant, dans une version plus cintrée et resserrée au niveau des genoux, qui avait commencé à coincer aux entournures et était presque devenue incompatible avec le levé de jambe pour monter en voiture  Qu’on ne se trompe pas, hein, je parle bien là de feu ma jupe du commerce, et non de ma 1001 perle phase 1. Mais comme pour toute phase de test, il y a eu quelques réglages apportés par Ivanne, suite à nos divers retours. Et au moment de passer à la seconde phase, je n’avais plus assez de matière pour une autre version tulipe (version plus gourmande en laize par la force des choses, surtout dans une taille 50). Je retenterai l’expérience très prochainement, ça c’est certain ! Mais en attendant, j’ai donc choisi de tester la version B, d’autant plus que paradoxalement, je n’avais jamais tenté cette variante en mini-perle.

Je suis donc partie d’un grand coupon de Jeans Noir Laqué (Bennytex) que j’ai juste égayé discrètement au niveau des poches intérieures et de la ceinture du « Effervescence Colorful »  de Robert Kaufman. Pour fermer le devant de la jupe, comme d’hab, je suis allée à la facilité en utilisant des pressions KAM.

Que dire ? La réalisation c’est comme du billard (selon l’expression consacrée, parce qu’en vrai je ne suis pas très douée au billard). Tout est clairement expliqué, savamment schématisé, joliment illustré. Celles qui connaissent les cahiers techniques d’Ivanne savent de quoi je veux bien sûr parler.

Et puis avec cette version B, j’ai eu la joie de redécouvrir cette ingénieuse finition des ourlets aux angles, déjà expérimentée au dos des trop-top boutonnés, et qui rend un résultat très propre digne d’une pro.

Je ne vous cache pas quand même que le travail de cet élastique de 6 cm de large pour la ceinture dos peu s’avérer un peu ardu au début. Mais au final, quel confort !

Voici donc ma 1001 perles. Une séance photo qui s’est révélé un peu compliquée puisque j’ai cassé mon miroir ce matin. J’y suis donc allée un peu au pif à coup de retardateur et de mode rafale, le tout sous une lumière blafarde, pour avoir une photo potable. Enfin potable, c’est vite dit… Il va falloir que mes gambettes et moi-même pensions à prendre le soleil